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TABLE
des MATIERES des CONFERENCES |
La sonde Rosetta,
rendez-vous au cœur de la Comète 67P
50 ans de construction et de coopération européenne
: l’Union Européenne en 2005
La sonde
SMART 1 en route
et autour de la Lune
Assemblée générale
nationale et régionale 2005
Cassini-Huygens,le long voyage
et l’arrivée sur Titan
Longs courriers aériens
et vols très longue distance
Le programme européen GMES
Le Porte-Avions Nucléaire Charles de Gaulle
Les avions convertibles
VTOL et STOL
Le
projet européen GALILEO de navigation par satellite
L'’homme dans l’espace,
physiologie, médecine et technologie
A la poursuite des exoplanètes
: Le satellite scientifique COROT
Visite
au Mont Agel du 12 mai
"Béluga" A300-600ST – Le Super Transporteur d’Airbus
La sécurité de la cabine de l’A380, le standard du XXIe siècle
Assemblée
générale
2004
Planète
Mars, la belle histoire
Les Entreprises Françaises et l’Industrie Aéronautique Mondiale
Les Missions Scientifiques Australes et Polaires Français
Depuis l’Espace, un regard sur l’Eau de la Terre
Propulsion du Futur pour Véhicules à Grande Vitesse
L’Avion de Transport Militaire Européen AIRBUS A400M
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La sonde Rosetta |
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La mission Rosetta, l'une des missions de grande envergure, ou Pierres Angulaires, du programme scientifique de l'Agence Spatiale Européenne, a pour but l'exploration rapprochée de la comète 67P - Churyumov-Gerasimenko. Le segment spatial se compose d'un orbiteur et d'un atterrisseur nommé Philae (*). Leur mission est d'étudier l'origine des comètes, les relations entre les matériaux cométaires et interstellaires, et les connaissances qu'on peut en tirer sur l'origine du système solaire. De plus, d'après les observations effectuées depuis la Terre et par la sonde Giotto, un autre projet de l’ESA, on sait que les comètes contiennent des composés organiques complexes, riches en carbone, oxygène, hydrogène et azote, composés qui rappellent curieusement les ingrédients de la chimie organique sur Terre. La mission Rosetta doit contribuer à répondre aux interrogations qui en découlent. |
Rosetta a été lancée le 2 mars 2004 par Ariane 5 depuis le Centre Spatial Guyanais, mais il faudra attendre 2014 pour le rendez-vous avec 67P. Durant ce voyage de plus de dix ans, Rosetta traversera la ceinture d'astéroïdes ; deux d’entre eux en particulier seront croisés et observés à moyenne distance. Elle s'éloignera jusqu'à près de six Unités Astronomiques (UA) avant de revenir pour son rendez-vous avec la comète, qu'elle escortera et observera, à l'aide de sa charge utile scientifique puissante et variée, pendant plusieurs mois, parfois à une distance de quelques kilomètres seulement. En novembre 2014, Philae sera largué vers le site d’atterrissage choisi après observation de la surface et mesure des propriétés d'ensemble de la comète. Pourvu d'un véritable laboratoire physico-chimique miniaturisé embarqué, Philae doit se poser en douceur et s'ancrer à la surface cométaire, puis en analyser les compositions atomiques, isotopiques et moléculaires et les propriétés physiques. Les données seront émises vers l'Orbiteur, puis relayées vers la Terre, à près de trois UA de là.
Rosetta accompagnera et observera la comète dans sa course héliocentrique, jusqu'au périhélie et au-delà.
| Dimensions de la sonde Rosetta : 2,8 x 2,1 x 2 m. Envergure, générateur solaire déployé : 32 m. Masse au lancement : 3064 kg dont 1670 kg d’ergols, 100 kg pour l’atterrisseur et 165 kg pour la charge utile scientifique. L’orbiteur a été conçu sous la maîtrise d’oeuvre d’EADS Astrium GmbH conduisant un consortium industriel européen. Il emporte un ensemble de 11 équipements scientifiques réalisés avec la collaboration de nombreux laboratoires européens et américains. L’atterrisseur, portant 10 instruments, a été réalisé sous la direction de l’agence spatiale allemande DLR avec la contribution de plusieurs organismes scientifiques européens. Vue d’artiste de Rosetta en approche de la comète (image ESA) |
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Avec Rosetta, l'ESA réalise un exploit technique et scientifique de premier ordre. Ce sera la première sonde à se placer en orbite autour d'un noyau cométaire et à l'accompagner dans sa course. C’est aussi la première mission qui pourra observer de très près les évolutions d'une comète alors qu'elle se rapproche, puis s'éloigne à nouveau du soleil. Son atterrisseur Philae sera le premier à se poser en douceur sur une comète, donc aussi à prendre et renvoyer des images prises depuis la surface cométaire et à analyser in situ le matériau cométaire. Rosetta est aussi la première mission utilisant principalement l'énergie photosolaire en espace aussi lointain que les environs de l'orbite de Jupiter, grâce à des cellules solaires spécialement optimisées. Philippe Kletzkine
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Cette conférence passionnante de Philippe Kletzkine, membre de l’équipe Rosetta de l’ESA, responsable de l’atterrisseur Philae, s’est déroulée le 22 juin 2005 à l’auditorium du Spacecamp-Alcatel en présence d’un public nombreux et captivé.
(*) Pourquoi Rosetta et Philae ? Le nom de l’orbiteur a été donné en référence à la fameuse pierre de Rosette qui a permis à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes et de lever le voile sur les secrets de l’ancienne Egypte. Les inscriptions en deux langages sur l’obélisque de Philae devaient également compléter cette découverte. Par analogie, ces noms de baptême ont été choisis pour la mission qui devrait élucider les mystères que recèlent les plus anciens éléments constitutifs de notre système solaire : les comètes. |
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50 ans de construction et de coopération européenne |
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Conférence de Jean Lizon-Tati Après la dernière guerre mondiale, la nécessité d’une union entre les états européens devint évidente pour tenter d’éviter tout risque de conflit futur. C’est aussi, malheureusement, le début d’un antagonisme est-ouest qui devait conduire à une Europe partagée entre deux influences. |
Pendant cette période et jusqu’en 2002, la consolidation de cette nouvelle Europe se fit par étapes et au travers de plusieurs traités successifs. Après le Traité de Rome, celui de Bruxelles en 1965 formalisait la fusion de la CEE, de la CECA et de l’Euratom. En 1986 c’était l’Acte Unique ou Traité du Luxembourg, qui marquait l’accélération du marché intérieur. En 1992, par le fameux Traité de Maastricht, l’Union Européenne était créée avec ses 3 piliers. Le premier consacrait l’engagement de l’union économique et monétaire vers la monnaie unique, le second couvrait la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC), le troisième la Justice et les Affaires intérieures. Alors que se profilait l’hypothèse d’un nouvel élargissement, le Traité d’Amsterdam en 1999 posait déjà l’ébauche de nouvelles institutions, précisées plus tard en 2001 par le Traité de Nice, sur des bases qui furent loin de satisfaire tous les Etats.
Entre-temps, de 1999 à 2002, la mise en place de la monnaie unique s’effectuait dans les 12 pays de l’Euroland, le Danemark, le Royaume-Uni et la Suède restant en dehors…
L’effondrement du bloc soviétique à partir de 1989 est à l’origine du cinquième élargissement, Un lent processus de négociation, lancé en 1997 devait s’achever par l’admission, entérinée en 2002 au Conseil Européen de Copenhague, de 8 pays de l’Europe continentale (Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie) plus Malte et Chypre. Ces pays rejoignaient officiellement l’Union Européenne le 1er mai 2004.
Répartis du nord au sud de l’Europe, ces 10 pays, plus lointains et très divers, sont généralement moins bien connus. Le conférencier s’est attaché à passer en revue, avec de nombreuses illustrations, leurs caractéristiques géographiques, démographiques, culturelles et économiques. Leur histoire, ponctuée par la fluctuation des frontières, les invasions, les annexions et les espoirs d’indépendance a été également parcourue.
La comparaison vis-à-vis des 15 autres membres de l’UE révèle les problèmes que posent ces rattachements : un niveau de vie nettement inférieur pour les pays continentaux, un sous-équipement certain, un état de santé économique dégradé (déficit public, inflation, chômage). Certes la transition d’une économie dirigée vers une économie de marché y est en cours, des progrès énormes y ont été accomplis depuis les années 90 mais ces problèmes ne sont encore que partiellement résolus.
L’UE, au niveau global, devra prendre ces aspects en considération, même si elle doit bénéficier à terme de l’effet dopant de l’accroissement du marché intérieur et de la croissance satisfaisante de certains de ses nouveaux membres.
Une question reste posée : cet élargissement n’était-il pas prématuré ? Ne fallait-il pas encore attendre un peu ? L’analyse historique explique la volonté de ces pays de se placer sous la protection d’une Union Européenne les affranchissant définitivement d’une tutelle passée : il fallait ne pas les décevoir et aider à leur émancipation !
On parle déjà d’autres élargissements, la Bulgarie et la Roumanie en 2007, la Croatie plus tard. Et puis il y a l’affaire de la Turquie qui déchaîne les passions dans le camp des Quinze : faut-il l’admettre comme membre à part entière ou seulement au titre d’in partenariat privilégié ? N’est-il pas préférable pour l’instant de se pencher sur le cas de certains grands absents de l’UE, plus proches de nous, comme la Suisse, la Norvège, ou encore d’autres pays de la région des Balkans ?
Les réussites de l’industrie spatiale et aéronautique sont de parfaites illustrations des bienfaits de la coopération entre pays européens. L’ESA, avec les industries du secteur, a permis au spatial européen de s’émanciper face aux deux géants américains et soviétiques : le programme Ariane en est un bel exemple. Le récent succès de la sonde Huygens est aussi un autre exemple remarquable. La Commission Européenne apporte maintenant son soutien à l’ESA pour les deux grandes initiatives de la prochaine décennie que sont les programmes Galileo et GMES.
Côté aéronautique on ne peut passer sous silence la magnifique réussite d’Airbus et d’EADS : de l’A300 à l’A380, une gamme de 12 modèles différents, 3600 appareils volant dans le Monde sous les couleurs de 230 compagnies aériennes, un carnet de commande de plus de 1500 avions ! Mais il y a aussi les autres programmes qui décollent avec un avenir certain comme l’A400M, le NH90 ou le Tigre…
L’union économique est quasiment achevée, l’Europe a de nouveau sa place sur notre planète après son effacement en 1945. Mais le modèle européen reste à consolider. C’est déjà, depuis 60 ans un espace de Paix et de Démocratie. Le modèle social à l’européenne doit encore s’affirmer et l’unité politique se préciser. La richesse est présente ; elle doit diffuser à terme vers les 10 nouveaux pays que nous venons d’accueillir. Unis dans la diversité, c’est la devise de l’Union Européenne ; la diversité, il faut la préserver tout en gommant nos différends.
Avec la ratification du futur Traité Constitutionnel, qui harmonise les traités précédents et révise les institutions pour une Union Européenne à 25, le rendez-vous de l’année 2005 est important : il ne faudrait pas rater cette échéance… !
Jean Lizon-Tati, Président du Mouvement Européen Cannes
Secrétaire général AAAF Côte d’Azur
Note du rédacteur
: Cette conférence a été présentée plusieurs fois en 2004 et début 2005 en d’autres occasions sous différentes versions. Elle a été renouvelée le 5 avril 2005 pour AAAF Côte d’Azur sur la demande du Bureau régional.
Ce compte-rendu, dans sa conclusion, ne prend pas en considération les résultats du référendum du 29 mai sur lesquels nous ne nous étendrons pas. Il reste à souhaiter que l’avenir de la construction européenne n’en pâtisse pas.
| Des livres à lire : | -
"Quinze + dix, le grand élargissement" Jean-Dominique Giuliani – Albin Michel 2003 - "Quelles frontières pour l’Europe ?" Alain Réguillon – L’Harmattan 2004 - "Le Grand Turc et la République de Venise" Sylvie Goulard – Fayard 2004 |
| Des sites à visiter : | - Commission Européenne :
http://europa.eu.int/ - Parlement Européen : http://www.europarl.eu.int/ - Ministère des Affaires Etrangères : http://www.france.diplomatie.gouv.fr/ - La Documentation Française : http://www.ladocfrancaise.gouv.fr/ |
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Assemblée Générale AAAF |
L’Assemblée Générale 2005 d’AAAF s’est déroulée comme prévu le 26 mai au siège du CNES à Paris. Le Secrétaire général du Groupe Côte d’Azur assistait à cette réunion.
Vous pourrez prendre connaissance du compte-rendu de cette assemblée dans une prochaine édition de La Lettre de l’AAAF nationale.
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Lundi 21 mars 2005 Assemblée
Générale régionale |
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Lundi 21 mars Auditorium du Spacecamp – Alcatel Space Cassini-Huygens, |
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Anne-Marie Schipper et Gérard
Huttin, Chefs de Projet Alcatel Space La sonde Cassini-Huygens a été lancée le 15 octobre 1997. Après un long périple de plus de 7 ans, deux boucles autour du Soleil et après avoir frôlé Vénus, la Terre et Jupiter, le composite a été placé sur l’orbite de Saturne en Juillet 2004. Huygens a été largué de Cassini le 25 décembre 2004 et s’est posé avec succès sur Titan, une des lunes de Saturne, le 14 janvier 2005, Une grande première et la fin d’un long suspense pour les équipes d’Alcatel Space à Cannes, où a été conçu le projet Huygens, et pour les scientifiques responsables de l’instrumentation embarquée. Compte
rendu : cliquez
ici (format
pdf) |
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- Mardi 26 avril 2005 à 18h30 - |
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Au lendemain de la première guerre mondiale, Pierre-Georges Latécoère créait une ligne aéropostale à partir de Toulouse vers l’Espagne, le Maroc et l’Afrique, puis plus tard vers le continent sud-américain. En 1927, sous l’impulsion du financier Marcel Bouilloux-Lafont, la Compagnie Générale Aéropostale prenait la succession des Lignes Latécoère et étendait ses liaisons jusqu’à Santiago du Chili. Le développement fut tel, que la compagnie devait exploiter rapidement plus de 200 appareils, avec une cinquantaine de pilotes et couvrir un réseau impressionnant. Le déclin survint ensuite avec la crise économique mondiale. En 1933 l’Aéropostale était absorbée lors de la création d’Air France.
L’association ‘’Mémoire d’Aéropostale’’ s’est fixé la mission, avec plusieurs partenaires et sponsors, de perpétuer l’histoire de La Ligne. Le pari a été tenu et cinq musées ont déjà été inaugurés en septembre-octobre 2004 à Toulouse–Blagnac, Tarfaya (Cap Juby), Nouadhibou (Port Etienne), Saint Louis et Rabat. Le projet qui doit se poursuivre vers l’Amérique du Sud jusqu'à Santiago du Chili permettra d’associer le souvenir de noms prestigieux comme Daurat, Mermoz, Guillaumet ou Saint-Exupéry à la mémoire industrielle et aux prouesses de l’aviation de l’époque.
En nous parlant de leur projet, Catherine Gay et Dominique Joly feront revivre cette épopée, une formidable aventure humaine au-dessus des sables, de l’Atlantique et de la redoutable Cordillère des Andes.
JLT d’après Mémoire d’Aéropostale
| Les nouvelles réglementations ETOPS
(Extended Twin-engine OPerationS) pour les bimoteurs commerciaux et (Long Range
OPerationS) pour les tri et quadrimoteurs, associées aux nouvelles technologies embarquées, autorisent désormais l’exploitation commerciale des routes polaires pour relier l’Asie à l’Amérique du Nord ou le Chili aux côtes australiennes. Les prévisionnistes prévoient en 2022 plus de 50.000 vols par an au-dessus de l’Arctique et plus de 2000 par le Pôle Sud. Si cette nouvelle réglementation fait essentiellement suite aux développements des nouvelles technologies à bord des appareils destinés à l’exploitation commerciale de la navigation aérienne, elle s’appuie, désormais, sur l’incontournable gestion des risques liés aux facteurs humains dans le processus de décision en cas d’avaries (double panne moteur, perte de poussée, panne électrique, dépressurisation, panne hydraulique, perte du conditionnement d’air,…). |
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| Elle représente, cependant, pour les compagnies aériennes des coûts supplémentaires pour les vols de longue durée, et ce dans un climat de crise sans précédent dans ce secteur de l’économie. On estime ces coûts additionnels entre 50 et 150 000 dollars par appareil, selon leur date de mise en service. En effet, aux réglementations ETOPS et LROPS viennent, aujourd’hui, se rajouter les notions d’aéroport de déroutement situés en « zones de conditions climatiques sévères » pour lesquels les compagnies aériennes devront désormais démontrer leur capacité d’assurer la gestion des passagers jusqu’à l’acheminement vers un aéroport disposant d’un terminal commercial et non plus jusqu’à la sortie de l’appareil ayant subi une avarie. Du côté des constructeurs, ce type de plan de secours (recovery plan) reste cependant à éviter soigneusement, en équipant les avions aux normes LROPS, en formant les équipages pour gérer les situations de crise, en garantissant la maintenance des appareils et embarquant les quantités suffisantes de carburant pour rejoindre des terrains de déroutement plus éloignés mais plus sûrs. Au chapitre des nouvelles technologies embarquées, on retrouve la télémédecine, déjà en usage dans la marine marchande et militaire, permettant, pour la somme « modique » de 15 000 euros de réaliser un diagnostique médical à bord et d’administrer les premiers soins, en liaison via Satcom avec un centre hospitalier. Equipement qui apparaît particulièrement nécessaire, si l’on sait que les causes d’atterrissage d’urgence sont principalement dues à des alertes médicales et qu’environ 1,5% de ces alertes ont un réel niveau de gravité et d’urgence, et qu’enfin, près de 3 % des aéroports de diversion utilisés ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour soigner le ou les victimes. Si les nouvelles générations d’avions commerciaux autorisent désormais des vols de très longue distance (+ 20 heures de vol), les équipages, quant à eux, ont gardé les limites physiologiques humaines liées aux périodes de sommeil et d’éveil (cycle circadien). La notion de temps de vol, dès lors, a dû être prise en ligne de compte, et impose dorénavant les doubles équipages calés sur des zones de temps différents susceptibles de disposer de temps de sommeil récupérateur nécessaires dans des zones calmes de l’avion. |
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| On le voit, la problématique des vols de longue distance relève plus du défi humain que technologique. Les compagnies aériennes joueront-elles le jeu, au risque, en cas de non-respect de ces normes de sécurité, de mettre en péril la poursuite des nouvelles règles de déroutement en cas d’avaries et d’annihiler les efforts réalisés par les constructeurs pour permettre d’accroître la sécurité dans le transport aérien ? L’avenir proche nous le dira. Nous remercions André Quet, Vice-président Strategy & Product Integrity à Airbus, de nous avoir dépeint d’une manière passionnante et passionnée ces contraintes des lignes aériennes souvent ignorées des habitués des vols commerciaux. Michel Tohane, AAAF Côte d’Azur |
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| Trois exemples de site à visiter : Nombreux autres sites sur les moteurs de recherche avec ETOPS-LROPS |
Wikipedia Airbus Great Circle Mapper |
http://en.wikipedia.org/wiki/ETOPS http://www.airbus.com/media/lrop.asp http://gc.kls2.com/ |
Avec la réussite de cette démonstration, SMART-1 ouvre la voie à des missions de longue durée vers l’espace lointain comme les projets scientifiques futurs BepiColombo et Solar Orbiter de l’ESA.
Les résultats de ces observations et analyses sont attendus par les milieux scientifiques pour confirmer ou infirmer les diverses hypothèses sur les origines de notre satellite, en particulier la théorie suivant laquelle la Lune aurait été formée à la suite d’une violente collision entre la Terre et un bolide, il y a 4.500 millions d’années… Enfin, ces observations permettront d’alimenter la réflexion en direction d’autres missions vers la Lune, robotiques ou humaines, plus lointaines, quelquefois visionnaires, mais qui font partie de l’imagerie du futur de l’exploration spatiale. C’est le cas de la construction des bases lunaires de l’avenir ou des relais pour l’exploration de Mars… JLT (*) Au cours de sa réunion du 10 février 2005, le Comité des Programmes Scientifiques de l’Agence Spatiale Européenne à approuvé à l’unanimité l’extension d’un an de la mission SMART-1, d’août 2005 à août 2006 |
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(Global Monitoring for Environment and Security) - Surveillance Globale pour l’Environnement et la Sécurité - |
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- Conférence de Claire-Anne Reix - Le Programme Européen GMES vise à fournir en 2008 un accès global, indépendant, fiable et pérenne aux informations relatives à la gestion de l’environnement, la surveillance des risques et au renforcement de la sûreté et de la sécurité civile. GMES s’articule autour de thématiques allant du global au local : océanographie et environnement marin, atmosphère, végétation, occupation des sols, urbanisme, aménagement du territoire, stress environnemental, gestion des risques, gestion de l'eau, management des crises, aide humanitaire, sécurité. L’évolution des gaz à effet de serre, la gestion de la pollution locale, les prévisions de l’état de la mer pour le trafic maritime, la gestion des inondations et des feux de forêt, le management du développement urbain, la sécurité aux frontières, terrorisme sont quelques exemples des problématiques adressées. Les crises découlant de catastrophes naturelles (tremblement de terre, tempêtes tropicales, inondation, volcanisme) ou des activités industrielles (explosions type Tchernobyl, AZF, Seveso…) seront une thématique majeure de GMES. Le programme devrait permettre la mise en place d’une coordination très efficace des secours, avec la centralisation et la mise à disposition des décideurs, de données d’observation satellitaires ou autres et de moyens de communication, par satellite là également. |
| Partie intégrante de
l’European Strategy for Space (ESS) au même titre que le programme
Galileo, GMES constitue aujourd’hui la réponse Européenne au GEOSS (Global Earth Observation System of
Systems), qui fait l’objet des sommets d’Observation de la Terre et des groupes de travail
GEO. L’initiative GMES a été lancée conjointement par l’Union Européenne et l’ESA en 1998 et reprise lors du Conseil Européen de Göteborg en 2001 qui annonce alors un service opérationnel pour 2008. Après une période préparatoire « Initial period » 2001/2003 essentiellement focalisée sur le lancement de projets pour le développement des services, GMES est rentré dans la phase de réalisation « Implementation period » 2004/2008, qui se construit progressivement autour des 4 pôles interdépendants : Services, Observations Spatiales, Observations In-Situ et Intégration & Management des données (ESDI). GMES s’inscrit dans un déploiement global, régional et local des services et applications, par une approche à la fois Top Down et Bottom Up. Après un exposé sur les différentes composantes du programme, ses objectifs, son état d’avancement ainsi que les aspects budgétaires correspondants, la conférence a porté sur l’apport du spatial pour ce grand programme Européen : Observation de la Terre, Télécommunication et Navigation. Ainsi ont été présentés plus particulièrement les capteurs spatiaux et leurs produits mais aussi les applications possibles dans les différentes thématiques intégrant à la fois les informations spatiales et d’autres informations de tous types : données
in-situ, informations socio-économiques, données historiques … Les sites à visiter :
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Le Porte-Avions Nucléaire Charles de Gaulle
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Le porte-avions Charles-de-Gaulle est le dixième porte-aéronefs construit par la France, mais le premier bâtiment de surface à propulsion nucléaire, il est aujourd'hui le fer de lance de la Force d'Action Navale. |
Après le 11 septembre 2001, le Charles de Gaulle a effectué, dans le cadre de la riposte alliée en Afghanistan,
la mission Héraclès, une opération majeure de lutte contre le terrorisme international. Entre décembre 2001 et juillet 2002 en mer d'Oman, il a ainsi participé au contrôle des mers, et pris part à des frappes aériennes dans la région aux côtés de nos alliés. |
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Caractéristiques principales
Dimensions |
MOBILITE |
Système de combat |
Aviation
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PERSONNEL : 1 950 personnes (+ 800 personnes en transport de troupes) Le système de combat
Satrap et le Cogite LES
TRANSMISSIONS
Les installations de décollage L'appontage Le garage et la manutention des aéronefs
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Les avions convertibles VTOL et STOL
- Conférence de Christophe Serr - Le 28 septembre 2004, à l’auditorium du Spacecamp-Alcatel, AAAF Côte d’Azur recevait Christophe Serr, Ingénieur spécialiste des voilures tournantes et responsable à Eurocopter Marignane des avant-projets d’avions convertibles. Pour une meilleure compréhension, le conférencier a débuté en décrivant le principe de la dynamique de vol de l’hélicoptère et ses limites. Suivirent ensuite un historique sur les divers types de convertibles, les multiples concepts proposés, les principes de fonctionnement, les travaux en cours aux USA, en France et en Europe. Il a terminé en parlant du futur et des applications civiles attendues.
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L’hélicoptère, avec son rotor principal, peut se déplacer verticalement en agissant sur le pas collectif de l’ensemble des pales, une variation du pas cyclique de chaque pale permettant la translation de l’aéronef. Cependant, pour les hélicoptères classiques, si la vitesse de translation peut atteindre 400 km/h sur un démonstrateur, elle reste limitée à 300 km/h pour un appareil produit en série. L’augmentation de cette vitesse conduit nécessairement, soit à ajouter une propulsion supplémentaire (combiné ou Lynx record), soit à un dimensionnement spécifique (Dauphin Grande Vitesse par exemple), soit à changer radicalement de formule. Depuis les années 40, de nombreuses configurations ont été étudiées et souvent testées de manières intensives. Ces configurations alliaient un générateur de poussée (rotor, hélice libre, hélice carénée ou turboréacteur) à un concept de translation comme le basculement de l’avion (tail-sitter), le basculement de la poussée (tilt-rotor, tilt-prop…), la déflexion de la poussée ou une propulsion séparée. La plupart de ces projets n’ont pas dépassé le stade expérimental et ont été abandonnés en raison de difficultés de pilotage ou de mise au point et de coûts de fabrication prohibitifs. Les grandes sociétés de l’époque se sont confrontées dans cette compétition : Bell, Boeing, Convair, Grumman, Fairchield, Hiller, Lockheed, McDonnel, Vertol, Piasecki, Sikorsky, Dornier, Focke-Wulfe, Heinkel, Avro, BAe, Fairey, Hawker, Kamov, Yakolev, Bréguet, Dassault, Snecma, Sud-Ouest, Nord, et Sud Aviation… pour ne citer que les noms les plus connus. Seuls le Harrrier de Hawker et le Yak38 soviétique (turboréacteurs) ont atteint le stade de l’utilisation opérationnelle. Pour les voilures tournantes, seul le concept de convertible à rotor basculant a atteint une maturité avec le V22 de Bell-Boeing. Tous restent réservés à des utilisations militaires. |
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La configuration à rotor basculant a
été choisie en 1971 pour le Bell-Boeing XV15, précurseur du XV22, bimoteur de
25 tonnes. Le V22 Osprey, est produit en série et en évaluation
opérationnelle par l’US Marine Corps. Sa vocation militaire interdit toute
possibilité d’utilisation civile. -
Deux sites à ne pas oublier de visiter sur l’historique et sur les divers
concepts de convertibles : |
- Sylvain Loddo - |
En juillet 2003, avec le lancement officiel du développement du système de positionnement par satellite GALILEO, l’Europe a décidé, après plusieurs années de préparation et de négociations, de se doter d’une infrastructure qui complètera à terme l’actuel GPS américain. C’est une initiative commune de la Commission Européenne (CE) qui assure la direction politique et de l’Agence Spatiale Européenne responsable du développement, prenant la suite du programme EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service). Dans le cadre de cette entreprise, l’industrie spatiale sera largement associée ainsi qu’ultérieurement les investisseurs privés. Ce système, avec une constellation de 30 satellites en orbite MEO (Medium Earth Orbit), offrira des services de positionnement partout et pour tous, que le véhicule soit terrestre, maritime ou aérien. Le domaine d’application est donc immense puisqu’il couvre tous les secteurs de l’économie (transports, télécommunications, énergie, sécurité, loisirs, etc.), qu’ils soient publics ou privés. Pour nous parler de ce programme d’une envergure exceptionnelle, AAAF Côte d’Azur recevait le 22 juin à l’Auditorium du Spacecamp-Alcatel, Sylvain Loddo, ingénieur à l’ESA responsable du système et du segment sol au sein de l’équipe projet Galileo. |
| La mise en œuvre du projet est prévue suivant 3 phases principales. La première, de développement et de validation en orbite (IOV), a débuté en 2003 et se conclura en 2008 pour un budget de 1,1 Md€ couvrant la livraison d’un satellite expérimental, de 4 satellites opérationnels et de l’infrastructure sol associée. La seconde, de 24 mois environ au-delà de la première phase, correspondra au déploiement sur orbite des 26 autres satellites opérationnels avec l’installation du segment sol complet, pour un budget de 2,1 Md€. La dernière phase comprendra l’exploitation, la maintenance ainsi que le renouvellement de l’infrastructure et s’étalera sur 20 ans avec un budget annuel estimé à 220 M€. | |
| Le développement et l’exploitation devraient générer un marché de 9 Md€ par an et créer 140.000 emplois pour l’ensemble des secteurs concernés (satellites et stations sols, infrastructures régionales et locales d’utilisation, centres des services d’application…). Depuis juillet 2003, l’Entreprise Commune Galileo (Galileo Joint Undertaking), organisme commun à la CE et à l’ESA, est chargée des appels d’offre et du suivi des contrats de développement vers l’industrie. Elle est également responsable de la sélection du futur concessionnaire (Galileo Operating Company) qui prendra en charge le déploiement et l’exploitation du système opérationnel (phases 2 et 3). |
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Les négociations qui se poursuivent actuellement avec les trois consortia retenus en octobre 2003 (*), devraient aboutir fin 2004 avec le choix définitif du concessionnaire. La validation du système sera assurée par le lancement fin 2005 de l’un des deux satellites d’essais GSTB-v2/A (450 kg, 660 W), réalisé par Surrey Satellite Technology LTD et GSTB-v2/B (523 kg, 943 W) mis en œuvre par le consortium Galileo Industries, qui regroupe les principaux acteurs européens du spatial (Alcatel Space, Alenia Spazio, Astrium). |
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Ces satellites emporteront en particulier deux types d’horloges atomiques (Rubidium Atomic Frequency Standard et H-maser Atomic Clock), ainsi qu’une antenne Phase Array, éléments critiques en cours de développement. Outre la validation du système, ces satellites auront pour objectif de garantir l’utilisation, avant juin 2006, des fréquences réservées pour Galileo auprès de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications). En parallèle, le segment sol probatoire GSTB-v1 a été développé : il est en essai depuis avril 2004, en liaison avec GPS. Galileo doit être pleinement opérationnel dès 2010. Les 30 satellites (27 opérationnels et 3 en réserve en orbite) seront répartis sur 3 orbites circulaires à 23.616 km avec un angle d’inclinaison des plans orbitaux de 56° permettant une couverture complète du globe terrestre. |
- Plan 2003 des fréquences GALILEO - |
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Chaque satellite de la constellation aura la capacité de transmettre les données de navigation de manière continue ainsi qu’une certaine autonomie en cas de perte du contact avec le sol. La durée de vie prévue pour chaque satellite est de 12 ans, celle du système complet est de 20 ans. Plusieurs types de lanceurs sont envisagés pour une mise sur orbite simultanée de plusieurs satellites : Ariane 5-ECB (jusqu’à 8), Proton (jusqu’à 6) ou encore Zenit-2 (2 à 4). Quel que soit le lanceur, l’option de base reste toujours l’injection directe sur orbite MEO |
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- Satellite Galileo (définition IOV) - |
Prévu en premier lieu pour une utilisation civile, Galileo offrira une multiplicité de services qui se déclinent en quatre catégories suivant la destination et les performances associées. D’une part, il offrira un service gratuit et libre d’accès identique à celui fourni par GPS, sans exiger d’équipements additionnels. Dans ce cas, les précisions seront de l’ordre de 15 et 35 m en positionnement horizontal et vertical en mono-fréquence ou de 4 et 8 m en bi-fréquence. Une deuxième catégorie couvrira le domaine commercial, avec une précision identique, mais avec accès contrôlé, payant et garanti : c’est le secteur qui devrait assurer le retour sur investissement principal. Une troisième catégorie concernera les applications impliquant la vie humaine (navigation aérienne par exemple) avec précision de positionnement garantie par la diffusion de l’intégrité relative aux signaux utilisés. Enfin, tout ce qui touche aux applications de sécurité sera traité en accès contrôlé. Ce sera le domaine réservé en particulier aux services publics et gouvernementaux autorisés (sécurité civile, douanes, police…). Les satellites Galileo embarqueront également une charge utile dédiée aux services SAR (Search And Rescue), compatible avec les programmes COSPAS et SARSAT. |
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Par le nombre de ses débouchés, le programme Galileo est assuré d’un avenir prometteur. Compatible avec le GPS américain et le GLONASS russe, tous deux créés pendant la guerre froide (mais toujours gérés par les militaires), il assurera sur ce plan l’indépendance de l’Europe. Un avantage qui n’a pas échappé à certains états non-européens, comme la Chine, l’Inde, le Canada qui ont déjà rejoint le projet, ou le Brésil qui a récemment manifesté son intérêt. AAAF Côte d’Azur remercie Sylvain Loddo pour sa brillante prestation et la présentation exhaustive d’un programme capital pour l’Europe et son industrie spatiale. JLT d’après S. Loddo (*) NDLR – Les 3 consortia actuellement en lice pour la future concession d’exploitation (composition donnée sous réserve) :
Aux dernières nouvelles, le consortium mené par Eutelsat se serait désisté. |
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Galileo Les sites à visiter : |
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L’homme dans l’espace |
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- Conférence de Laurent Braak - L’homme dans l’espace : la fabuleuse épopée du XXe siècle fait déjà partie de l’histoire ancienne. Après le 1er vol spatial habité en 1961, après l’homme sur la Lune en 1969, plus de 400 hommes et femmes ont volé dans l’espace à ce jour et, depuis 1986, il y a la quasi-permanence d’un équipage en orbite terrestre. |
L’absence de gravité, ou impesanteur, qu’il est impossible à recréer de façon durable sur Terre, est certainement l’élément le plus contraignant. Il se traduit par des troubles de l’organisme humain comme le syndrome d’adaptation, ou mal de l’espace, un déconditionnement cardio-vasculaire (hypotension orthostatique au retour sur Terre), une diminution de la capacité à l’effort des membres inférieurs, une fonte musculaire surtout au niveau des jambes et du tronc et enfin une déminéralisation osseuse importante.
Le mal de l’espace est une cinétose qui survient dès l’arrivée sur orbite. Il dure 2 à 3 jours et touche 70 à 80 % des astronautes, de manière plus ou moins importante. La théorie actuellement retenue pour expliquer ce syndrome est le conflit sensoriel. La prévention s’effectue à l’entraînement au sol suivant deux méthodes : entraînement vestibulaire (stimulation de Coriolis ou fauteuil rotatif) côté russe, entraînement à une situation sensori-conflictuelle, côté US et par un traitement à la prométhazine en préventif et en curatif. Au retour, d’une manière identique, les astronautes subissent le mal de Terre…
Le déconditionnement cardiovasculaire et la diminution de la capacité à l’effort sont une conséquence directe de l’impesanteur et de l’hypokinésie. Ils s’établissent progressivement et s’aggravent avec le prolongement du vol : au bout de 6 mois dans l’espace, une baisse de 20 à 30 % de la capacité à l’effort a été constatée. La prévention s’effectue à l’aide de séances journalières d’entraînement durant les vols de longue durée (tapis roulant, vélo ergomètre).
L’hypotension orthostatique au retour sur Terre est une conséquence de la redistribution des liquides de l’organisme en situation d’impesanteur. Elle s’établit rapidement en 3 ou 4 jours de vol, dure de 10 à 72 heures après le vol et touche 33 % des spationautes. Elle est combattue avec le port de pantalons de contention et par un traitement hydro sodé dans l’heure qui précède le retour.
La fonte musculaire au niveau des membres inférieurs et du tronc a la même origine. Elle s’établit progressivement et s’aggrave également avec la durée de la mission. La perte des dimensions musculaires est spectaculaire et touche tous les astronautes. La prévention se fait avec les mêmes séances régulières de gymnastique. La récupération est progressive au retour et dure entre 3 et 8 semaines.
La déminéralisation osseuse est la conséquence de l’absence de contraintes mécaniques sur les os porteurs et de l’hypokinésie. Apparaissant progressivement et s’aggravant, elle touche tous les spationautes. La déminéralisation la plus importante se situe au niveau du bassin et peut atteindre – 12 %. En dehors de l’exercice physique, le seul moyen de prévention utilisé, bien que peu efficace, est le port d’une combinaison spéciale, dit survêtement pingouin. La récupération après le retour est lente et peut durer jusqu’à 6 mois.
Un tout autre danger guette les passagers des véhicules spatiaux : les radiations, ionisantes de flux continu provenant des ceintures de Van Allen et d’origine cosmique, ou périodiques (éruptions solaires).
![]() L'astronaute US Bruce Mc Candless, lors du premier vol autonome d’un homme dans l’espace, chevauchant le ‘Manned Maneuvering LUnit’ ou MMU (Mission Challenger STS 41-B, février 1984) |
Celles-ci atteignent des niveaux beaucoup plus importants que sur Terre. Le rayonnement solaire non-ionisant (UV et
IR) est également très agressif. Un seul jour à bord de la station MIR correspond à la dose de radiation d’une radiographie pulmonaire. Fort heureusement ces niveaux sont atténués par les parois des véhicules, les scaphandres, les filtres des hublots et visières. |
JLT d’après Laurent Braak
- La conférence de L. Braak a été préparée en association avec le Dr B. Comet, médecin collaborant au MEDES.
- Le site du MEDES : www.medes.fr
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A la poursuite des exoplanètes |
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- Conférence de Tristan Guillot et Jean Loup Forêt - C’est avec la fougue de sa jeunesse que Tristan Guillot, chercheur au CNRS, détaché à l’observatoire de la Côte d’Azur, a pu entraîner son auditoire vers une mission scientifique d’envergure. Notre système solaire, composé de planètes telluriques et de planètes gazeuses, est maintenant bien connu ; une forme de vie semblable à la nôtre n’est possible que sur la planète Terre. Mais des soleils comme le nôtre, il en existe des milliards dans le cosmos. Etoiles de notre galaxie (la voie lactée) et milliards d’autres galaxies beaucoup plus lointaines. L’idée qu’il puisse exister des planètes autour de ces autres soleils ne date pas d’aujourd’hui. Et si, de plus, certaines ressemblaient à notre Terre et y abritaient une vie comme la nôtre ? Cette interrogation hante l’esprit des scientifiques qui, depuis de nombreuses années, tentent d’y répondre. |
C’est en 1991 que l’on découvre la première planète en orbite autour d’une étoile à neutron, dite pulsar. Lors de sa rotation autour de son axe, le pulsar crée un champ électromagnétique à la fréquence très précise. Si une planète tourne autour de lui, cela perturbe la fréquence du champ émis. Les radiotélescopes de plus en plus performants permettent une telle découverte. Wolszczan découvre même, autour du pulsar PSR B1257, trois planètes telluriques dont les masses avoisinent celles de notre système solaire.
La mise à leur disposition de moyens d’observation de plus en plus performants va permettre aux astronomes de les voir : télescopes terrestres toujours plus puissants, mais, surtout, télescopes spatiaux qui s’affranchissent de la traversée de notre atmosphère et autorisent des observations de très longue durée.
Le 27 octobre 1994 l’observatoire du Mont Palomar fait la première découverte d’une naine brune Gliese 229B, confirmée peu de temps après, le 19 novembre 1995, par le télescope spatial Hubble. Une naine brune, c’est une étoile en cours de refroidissement de 3000 à 20.000 fois la masse de la Terre. Il faut encore quelques années pour améliorer la finesse d’observation et commencer à découvrir des planètes géantes (entre 10 et 3.000 fois la masse de la Terre), toutes gazeuses ; puis des planètes telluriques solides, plus petites.
En 1995 deux astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz découvrent la première planète tournant autour d’une étoile semblable à notre soleil : 51 PégaseB. On fait appel aux techniques de vélocimétrie radiale par mesure de l’effet doppler dû aux infimes mouvements perturbés de l’étoile du fait de la rotation d’une planète autour d’elle.
En 1999, l’observation de la fluctuation de la luminosité (1%) de l’étoile HD209458 permet de conclure au passage d’une planète devant elle. C’est le transit bien connu déjà pour le passage de planètes devant notre soleil. Mais pour s’imaginer ce que cela représente, on pourrait comparer l’expérience à la détection du passage d’une balle de golf devant un phare de voiture à Marseille observé depuis le sommet de la tour Eiffel
A partir de cette date, la technique étant au point, les découvertes vont se succéder rapidement et de nombreuses planètes commencent à être découvertes autour des étoiles de notre galaxie. Curieusement, c’est dans la constellation de Pégase que la carte des étoiles à exo planètes se remplit le plus ; on les baptise même les Pégasides. Et l’on commence à en faire des catalogues, les classant en fonction de leurs masses de leur rayon, de leur composition chimique et faisant apparaître de nombreuses planètes candidates à ressembler à notre brave vieille Terre.
C’est en 2006, grâce à COROT, un satellite spécialement dédié à ce genre de mesures que l’on en saura plus.
Quels moyens mettre en œuvre ? Le satellite scientifique COROT*
C’est Jean Loup Forêt, chef du projet à Alcatel Space, l’architecte industriel, qui nous présenta ce satellite et ses objectifs scientifiques ambitieux dédiés à l’astérosismologie et à la recherche d’exo planètes par transit. Il va partir à la chasse de 30.000 à 60.000 étoiles de magnitudes 11 à 16.
Mesurant 4 mètres de hauteur, pesant 500 kg au lancement, il sera placé sur une orbite basse choisie en fonction des exigences d'observation pour une durée de mission prévue de 2 ans et demi.
L'instrument embarqué est constitué :
d'un télescope afocal, de 60 cm de diamètre, réalisé également par Alcatel Space, équipé d'un baffle réducteur de lumière parasite, et dont la structure en carbone apporte la stabilité dimensionnelle nécessaire
d'une caméra grand champ, équipée de 4 détecteurs CCD finement régulés en température
d'une case à équipement contenant les électroniques de proximité pour l'acquisition des images
Ce satellite utilisera la 3ème plate-forme PROTEUS, développée en partenariat entre le CNES et Alcatel Space, adaptée à la mission COROT. Parmi les nombreux défis techniques, on peut citer :
une précision et stabilité de pointage (< 1 arc sec) ne pouvant être atteinte qu'en utilisant l'instrument lui-même dans la boucle de pilotage du satellite,
une forte protection contre la lumière réfléchie par la Terre, avec un taux d'atténuation très élevé,
une stabilité thermique très pointue à tous niveaux, malgré un environnement externe fortement variable.
Cette mission, une prouesse technique associée à la perspicacité de la communauté scientifique, sera une grande première mondiale dans ce domaine de recherche d'exo planètes.
* COROT est le sigle pour COnvection ROtation et Transit planétaires
Rédacteurs : Jean Loup Foret, André Mortelette, Françoise et Guy Lebègue
Les sites à visiter :
Observatoire de la Côte d’Azur : http://www.obs-azur.fr/
le projet COROT : http://www.astrsp-mrs.fr/projets/corot/
le CNES : http://www.cnes.fr/html/_112_652_.php
le site de la NASA donne la liste complète des exoplanètes découvertes à ce jour : http://planetquest1.jpl.nasa.gov/atlas/atlas_search.cfm
le site d’Alcatel Space présente
COROTavec une documentation très
détaillée :
http://www.alcatel.com/space/programmes/science/sciencesat.htm#coro
Malgré le brouillard qui enveloppait le Mont Agel, nous avons réussi à quitter la base radar après une visite passionnante… 33 personnes participaient à la sortie. Les photos que nous devrions recevoir seront introduites dans la prochaine lettre, avec un compte-rendu de la journée.
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Photo aimablement fournie par la BA 943 Une copie 10x15 de la photo de la visite au Mt Agel (sur papier ou par courriel, à préciser SVP) sera envoyée sur demande aux personnes intéressées. |
- Conférence de François DUCLOS
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23 mars 2004
| Les Toulousains sont maintenant habitués à la silhouette étrange qui décolle et atterrit régulièrement à Blagnac. Le profil inhabituel de cet avion l’a fait surnommer Béluga, du nom de la petite baleine blanche qui peuple l’estuaire du St Laurent au Québec. Plus prosaïquement, il s’agit de l’Airbus A300-600 Super Transporteur qui a commencé sa carrière opérationnelle, il y a plus de huit ans.
En raison de son originalité, cet appareil méritait bien une conférence. Celle-ci fut présentée le 23 mars dernier à l’auditorium du Spacecamp., par François Duclos, responsable chez Airbus de la certification de l’appareil. |
L’histoire du Béluga débute en 1991. En raison de l’augmentation des cadences de fabrication, afin de remplacer à terme le Super Guppy qui approchait sa fin de vie et pour augmenter la capacité d’emport, Airbus décide de lancer la construction d’un nouvel avion pour assurer les rotations et la livraison des éléments structuraux entre les différents sites de fabrication en Europe. Le premier vol du Béluga n° 1 a eu lieu en 1994.